Eric Gnamaka (candidat aux municipales): « Donnez-moi Marcory et je vous donnerai ce que Marcory produit »

Dans une interview accordée à la Synthèse, Gnamaka Dogbo Eric, Président du Forum de la Société Civile Africaine et candidat aux élections municipales à Marcory, parle de ses ambitions, ses relations avec Blé Goudé et de la révision de la liste électorale.

Comment se porte le Forum de la Société civile que vous avez créé il y a 3 ans ?

Eric Gnamaka:  Le Forum de la société civile africaine que je préside se porte bien et continue de mener des actions sur le terrain. Nous préparons le 3ème anniversaire du Forum qui aura lieu en juillet, dans la commune de Port-Bouët. Ce sera l’occasion de faire le bilan et de se projeter dans l’avenir conformément aux objectifs que nous nous sommes assignés.

Vous avez été promu au sein du Cojep, quel est le sentiment qui vous anime ?

E.G : Tout parti qui veut briguer la magistrature suprême cherche des hommes vaillants et pleins d’initiatives. Je crois que c’est ce qui a milité en ma faveur. Je voudrais saluer cette nomination  qui est pour moi une reconnaissance.

Quels sont vos rapports avec Charles Blé Goudé ?

E.G : Blé Goudé a toujours été mon mentor et un modèle en politique. Certes en tout homme, il y a un côté positif comme négatif, mais il revient à chacun de nous d’apporter sa touche à ce que l’on a appris pour parfaire les choses.  J’ai gardé le contact avec Blé Goudé, je sais qu’il se porte très bien.

Annoncé candidat aux prochaines élections municipales à Marcory, qu’est- ce qui motive ce choix surtout que vous êtes très actif au sein de la société civile?

E.G : Aucune loi n’interdit la candidature d’un leader de la société civile à un scrutin en Côte d’Ivoire. Dans la marche d’un leader, à un certain moment, on franchit des étapes pour se mettre au service d’un plus grand nombre de personnes. Si Emmanuel Macron avec son mouvement ‘’En marche’’ a réussi à prendre le pouvoir  en France, c’est que cela est possible ici à Marcory. Ce sont les jeunes, au regard des actions que nous posons au quotidien avec nos propres moyens qui ont décidé au cours d’une cérémonie que je sois leur candidat, ce que j’ai volontairement accepté.

Avez-vous des moyens pour rivaliser avec l’actuel maire Aby Raoul?

E.G : Je ne viens pas pour rivaliser avec quiconque mais plutôt proposer une vision nouvelle aux populations de Marcory. Cette candidature est en réalité un contrat de confiance entre la population et moi. Ma candidature sonne le changement voulu par les populations. Je veux redonner aux populations ce que notre commune produit pour mettre fin à la misère de nos braves parents. Il faut par exemple qu’Anoumabo ne soit plus pointé du doigt comme un lieu insalubre. En un mot,  il faut arrêter de se plaire dans les slogans ‘’Marcory Chic, commune Choc’’ pour se mettre au travail et redonner à cette commune sa place dans le concert des grandes communes en Côte d’Ivoire .  Ce sont les populations dans toutes leurs composantes qui ont voulu que je sois leur porte-flambeau. Les populations elles-mêmes ont décidé de collecter des fonds pour ma campagne, ce qui est une première. Près de 10 mille jeunes   ont compris mon message : « Donner moi Marcory et je vous donnerai ce que Marcory produit ». Une candidature  n’est pas un alibi pour  se remplir les poches en mendiant mais c’est une période où l’on doit démontrer aux populations qu’ensemble on peut arriver loin en faisant des sacrifices à tous les niveaux. Une chose est certaine, nous serons au rendez-vous des municipales et cela, de la plus belle des manières.

Gnamaka ira-t-il  en candidat indépendant ou sous les couleurs du FPI ?

E.G : Loin des considérations politiques et religieuses, je veux être le rassembleur que Marcory a toujours recherché. C’est pourquoi j’irai en candidat indépendant.

Que pensez-vous du boycott lancé par EDS (plateforme de l’opposition) relativement à la révision de la liste électorale ?

E.G : Quand on boycotte une opération, c’est qu’on a une autre stratégie politique en tête. Je ne sais pas quelle est la stratégie de EDS surtout que Ouégnin a indiqué que la plateforme aura un candidat en 2020 pour diriger le pays. On ne peut pas penser prendre le pouvoir et appeler au boycott. Même s’il est  vrai que la Cours Africaine des droits  a reconnu que notre CEI est bancale, mais n’oublions pas que le pouvoir a fait quelques réaménagements pour calmer la grogne. Youssouf Bakayoko, sous le feu des critiques, sachons le, n’est pas tombé du ciel c’est Gbagbo qui l’a nommé dans un contexte tendu juste pour ramener la paix. Quand on veut entrer dans l’histoire,  n’oublions pas de jeter un coup d’œil dans notre passé. Avec une opposition morcelée et fébrile sur le terrain, comment Abou Drahamane Sangaré et les siens peuvent-ils croire qu’ils pourront faire plier Alassane Ouattara. Je crois même que le pouvoir est très à l’aise face à cette opposition totalement égarée. Si Abou Drahamane Sangaré, Affi et Armand Ouégnin  se soucient des Ivoiriens en exil, je crois qu’ils accorderont leurs violons pour parler d’une même voix.

Réalisé par Dimitry Chrysostome 

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